J’ai le droit d’être protégé(e) et en sécurité

Tu ne dois pas subir de violence, mais surtout tu dois être protégé(e) contre la violence. La violence ne signifie pas seulement frapper. Elle peut prendre plusieurs formes :

La violence physiquePar exemple, frapper, pousser, brûler, secouer ou blesser le corps de quelqu’un.

La violence psychologique ou mentalePar exemple, insulter, menacer, humilier, rabaisser, harceler ou exclure quelqu’un.
Cela peut arriver en face à face ou en ligne, on parle alors de cyberharcèlement.

La violence sexuelle : Il s’agit de forcer ou essayer de forcer quelqu’un à des gestes intimes (embrasser, toucher certaines parties du corps comme la bouche, la poitrine, les fesses ou le sexe) sans son accord. Même si la personne est connue, que c’est quelqu’un de proche de toi. Même si elle dit que c’est « un secret ». Sans ton consentement, c’est-à-dire le fait d’avoir dit « oui », c’est interdit. Même si tu as déjà dit oui, tu peux changer d’avis à tout moment et la personne n’a pas le droit de t’imposer quoi que ce soit qui te mette mal-à-l’aise.

La négligenceIl s’agit de ne pas s’occuper d’un enfant correctement. Par exemple, ne pas le nourrir suffisamment, ne pas le soigner, le laisser seul trop longtemps ou ne pas lui apporter l’attention dont il a besoin.

  • Aucun enfant ne doit subir de violence, jamais, nulle part.

    Que ce soit à la maison, à l’école, dans le sport, dans la rue ou sur Internet, tu as le droit d’être en sécurité. Personne n’a le droit de te faire du mal. Si cela arrive, il faut en parler à un adulte de confiance pour être aidé.

  • Parfois, la violence vient d’une personne que l’on connaît. Cela peut être très troublant, surtout si tu lui faisais confiance.

    Tu dois retenir ceci :

    • La violence n’est jamais de ta faute.

    • Tu n’as jamais à accepter que l’on te fasse du mal.

    Si quelque chose te met mal à l’aise, te fait peur ou te fait souffrir, ce n’est pas normal.

  • En France, tu as le droit d’être en sécurité et protégé contre toutes les violences. Les adultes et l’État doivent faire en sorte que tu sois entouré(e) de personnes qui prennent soin de toi et qui t’aident à rester en sécurité. Cela concerne tous les adultes qui s’occupent de toi, c’est-à-dire tes parents, enseignants, éducateurs, entraîneurs, médecins…

Ce que ça veut dire exactement

Comment savoir si quelque chose ne va pas ?

Pose-toi ces questions :

  • Est-ce que j’ai peur ?

  • Est-ce que je me sens obligé de garder un secret qui me rend malheureux ?

  • Est-ce que quelqu’un me fait du mal physiquement ou moralement ?

  • Est-ce que je me sens humilié ou menacé ?

Si tu te reconnais dans ces situations, tu as le droit de demander de l’aide. Tu peux en parler à un adulte en qui tu as confiance, il peut s’agir par exemple :

  • D’un parent,

  • D’un membre de ta famille,

  • D’un professeur,

  • D’un infirmier scolaire,

  • D'un entraîneur.

Si l’adulte à qui tu te confies ne t’écoutes pas ou ne te crois pas, parles-en à un autre adulte, jusqu’à ce que l’on t’écoute réellement.

Tu peux aussi appeler des services d’aide spécialisés : 

119 - Allô Enfance en danger : ce numéro est gratuit, confidentiel et tu peux l’appeler à n’importe quelle heure.

3018 : tu peux appeler ce numéro si tu es victime de harcèlement ou de violences en ligne.

En cas d’urgence ou de danger, tu appelles directement la police au 17.

Si tu es en situation de handicap ou que tu ne peux pas parler, tu peux appeler le 114.